Témoignage d’un professeur de Tai Chi

Extrait d’une lettre de Pierre Olivier, professeur de Taï Chi Chuan

Belgique, 18 septembre 2007

Je ne peux que m’associer à cette proposition, car le principe du « stretching » est employé depuis de milliers d’années dans le Chi Kong pour apporter le bien être et la santé.

Pour cela, il faut découvrir comment s’ouvrir et s’abandonner à la merveilleuse détente de l’étirement maintenu et accepté.

On peut alors ressentir combien cela est voluptueux, même si dans un premier temps cela peu faire souffrir, quand la « mauvaise énergie » du blocage s’en va (le stress accumulé, la raideur, les peurs).

Lorsque le corps se grandit et que s’ouvrent les articulations, alors l’énergie afflue et le souffle se met en expansion, la vitalité augmente, le « tout » devient tonique, joyeux et lumineux, plus vivant.

Je ne suis pas surpris que le stretching ait pu « sauver » quelques personnes (dans certaines indications), car cette technique permet de stimuler les circuits énergétiques des méridiens et de favoriser un ré-équilibrage énergétique assez analogue à une séance d’acupuncture.

L’étirement associé à la respiration amène au lâcher-prise qui peut résoudre les tensions profondes physiques et mentales. Ce processus est libérateur et rétablit le dynamisme de la vitalité qui autrement tend à se bloquer et à péricliter.

Il ne fait aucun doute pour moi qu’une grande partie de l’effet thérapeutique du Chi Kong et du Tai Chi Chuan provient d’un stretching un peu spécial que nous pratiquons. La colonne vertébrale s’érige et les membres s’étirent en spirale, ce qui permet de les enrouler autour de balles puis de produire une expansion respiratoire globale qui prolonge l’extension dans le lâcher-prise. C’est une méthode différente mais le principe et les effets restent similaires.

Je ne peux pas participer à ce stage, mais je vous envoie toute ma sympathie pour cette méthode qui peut effectivement « rendre la vie » à celui qui la pratique avec courage et détermination.